L'HISTOIRE DU SEMBA ET DE LA KIZOMBA
LE SEMBA : ORIGINES ET EVOLUTION
Le semba désigne à la fois un genre musical et une danse, originaires d’Angola, un pays d’Afrique lusophone, qui a subit 500 ans de colonisation portugaise, avant son indépendance en 1975. S’en suivit une guerre civile très dure et particulièrement violente qui prit fin seulement en 2002, malgré une courte trêve et l’officialisation de la République d’Angola en 1992.
La naissance du semba dans les années 1950 marqua l’émergence d’une musique puis en même temps de la danse qui va se danser spécifiquement sur cette musique.
Nous pouvons distinguer le semba en tant que genre musical et la danse semba (le semba tel qu’il est dansé encore aujourd’hui).
La musique semba et la danse semba ont évolué ensemble, et sont toutes deux issues de nombreuses influences, à la fois africaines, occidentales et latines.
Elles sont le résultat d’un long processus de métissages, de mélanges de différents styles, au cours de différentes époques. La genèse du semba a été influencée par différents groupes ethniques et linguistiques d’Angola, mais aussi par l’extérieur du pays, par des pays frontaliers, et par des pays occidentaux et d’Amérique latine.
LA DANSE SEMBA
Le semba tel qu’il est aujourd’hui est un mélange de danses africaines ancestrales très anciennes, de danses de salon occidentales importées notamment par la colonisation, et de danses latines.
Mais le semba existait déjà sous sa forme originelle avant l’influence d’autres danses, il était déjà dansé sous sa forme ancestrale par certains peuples africains, notamment par les populations bantoues.
Etymologiquement, le mot semba signifie umbigada en quimbundo (une des langues les plus parlées en Angola, qui vient de la culture bantoue). Et umbigada en portugais désigne la percussion de deux personnes au niveau du nombril (umbigo : nombril en portugais).
L’umbigada, ou massemba (semba au pluriel, plusieurs percussions du nombril) est une danse bantoue ancestrale pratiquée pour célébrer la fertilité. L’une des caractéristiques de la massemba est la percussion des nombrils de l’homme et de la femme dans des mouvements dansés.
Le mot semba désigne originellement « le corps de l’homme qui entre en contact avec le corps de la femme au niveau du nombril ».
Le mot semba apparaît déjà dans la littérature du 16e siècle, c’était une pratique ancestrale déjà existante chez les peuples bantous bien avant l’arrivée des portugais.
L’umbigada, ou massemba, c’est exactement le même mouvement qui se retrouve dans la rebita. La rebita est une danse traditionnelle angolaise, c’est la massemba modernisée, dotée d’une satire idéologique et politique, contre les colons portugais notamment.
La danse massemba ancestrale a évolué jusqu’à donné le semba actuel, en passant par différentes étapes et évolutions.
Comme on l’a vu, initialement le semba, sous sa forme ancienne de umbigada, de massemba, était dansé en déconnexion, l’homme dansait devant une femme et venait faire le mouvement de umbigada, en prennant la femme par les hanches et en venant faire taper son nombril contre celui de la femme.
Ce sont ces mouvements ancestraux que nous retrouvons aujourd’hui dans le semba actuel. Il est caractérisé par la rencontre entre les corps, avec parfois des percussions entre ces corps.
Le semba s’est développé petit à petit, s’est transformé au cours de l’histoire, notamment par le biais d’évènements historiques dramatiques comme la colonisation et l’esclavage.
A la danse ancestrale bantoue se sont ajoutées des influences de danses occidentales et latines, avec la colonisation et la mondialisation.
Aujourd’hui, le semba est une danse de couple, qui se danse à deux, connectée, avec ses codes et ses rythmes.
On peut dire que le semba tel qu’il est aujourd’hui est le résultat d’un métissage culturel entre les racines et traditions africaines, et les influences occidentales et latines.
Ce métissage culturel a eu lieu dans la danse et également dans la musique, c’est le même phénomène : le semba comme genre musical est le résultat d’un mélange d’instruments africains, occidentaux et d’Amérique latine.
C’est le guitariste Liceu Vieira Dias au sein du groupe Ngola Ritmos, dans les années 1940/50, qui fut l’un des grands précurseurs de la musique semba, et qui a permis la création et le développement de ce nouveau genre musical.
La musique semba est née au moment où commençaient à se dessiner les prémices du mouvement indépendantiste angolais.
Sous le régime colonial, il se faisait sentir la volonté et la nécessité de créer une musique africaine moderne chantée en langue locale, en réaction à la culture dominante du colonisateur portugais, qui dénigrait les traditions africaines.
Les premiers textes de semba furent dotés de messages politiques et dénonciateurs de la réalité sociale de cette époque, revendiquant l’identité africaine de l’Angola (voir plus bas le texte sur le semba et le mouvement indépendantiste angolais).
Avec le temps, les paroles des musiques semba évoluèrent au gré des changements historiques et politiques du pays, et traitèrent petit à petit de sujets plus légers comme l’amour, le quotidien, la fête… Mais le semba reste néanmoins ancré dans une réalité sociale, et de nombreux artistes continuent à apporter un regard critique sur leur société actuelle au travers de la musique semba.
En termes d’instruments, le semba est un mélange d’instruments africains ancestraux avec des instruments plus modernes. Aux instruments traditionnels tels que le Ngoma (tambour) et la Dikanza (sorte de güiro) ont été associés des instruments plus européens tels que la guitare ou l’accordéon, faisant naître une musique festive et rythmée.
Le Ngoma est l’instrument roi des peuples bantous, c’est un tambour taillé dans un tronc d’arbre évidé, recouvert à une de ses extrémités d’une peau animale fixée par des chevilles en bois, par collage ou grâce à des cordages. C’est l’ancêtre de la conga cubaine et de l’atabaque brésilien.
Les instruments de base pour la formation musicale du semba sont : La guitare, la Dikanza (un bambou strié frotté par une baguette), le tambour Ngoma, le Chocalho (idiophone secoué).
Avec le temps, les avancées technologiques et les mélanges culturels, d’autres instruments furent introduits, comme l’accordéon par exemple.
Globalement, la musique semba et la danse semba ont évolué ensemble, de manière parallèle.
Dans les années 1950, le semba est apparu comme genre musical officiel.
En parallèle, il y eut la naissance d’une danse semba pour danser sur ce nouveau genre musical. Il y a eut l’apparition de la musique semba, puis la façon de danser dessus a été créée, avec pour base un mélange de massemba et de danses occidentales et latines.
La danse semba a émergé puis s’est popularisée petit à petit, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des danses emblématiques d’Angola, avec ses légendes, comme Mateus Pelé do Zangado, considéré comme le plus grand danseur de semba de tous les temps.
Le semba était au départ une danse très sociale et familiale, et il l’est encore aujourd’hui. Mais il continua aussi à évoluer au cours des décennies et petit à petit sont apparues d’autres danses issues du semba comme les danses de carnaval (Kazukuta, Kabetula), ou encore d’autres façons de danser le semba comme le « semba show », qui est relativement récent. Le « semba show » commença a apparaître dans les années 1980 au sein d’une nouvelle génération de danseurs qui ont commencé à créer des acrobaties en plus des « passadas », notamment pour se démarquer lors de concours et pour danser sur des musiques de plus en plus rapides, et apporter un aspect spectacle à leur prestation. Les grands précurseurs de ce nouveau style furent notamment Bruxo et Bruxa, qui popularisèrent les acrobaties dans la danse semba.
Le mouvement du « semba show » s’est accompagné par l’apparition de nouveaux styles musicaux de semba, beaucoup plus rapides avec de nouvelles sonorités, justement pour permettre aux danseurs de faire du show.
Du semba, est né de nombreux autres styles musicaux et danses, ayant pour racine commune cette africanité ancestrale de l’umbigada, de la massemba. Les trois genres musicaux et/ou danses venant du semba les plus connus sont la samba brésilienne, la kizomba et le kuduro. Ces trois styles viennent du semba, mais ont émergés à différents moment. La samba brésilienne vient de l’origine ancienne même du semba, l’umbigada, qui a été importée au Brésil par les esclaves issus des peuples bantous. Alors que la musique kizomba (née dans les années 1980) et la musique et la danse kuduro (nées à la fin des années 1990) sont apparues plus tard à partir, entre autres influences, du semba social né dans les années 50.
Aujourd’hui, le semba est un genre musical et un style de danse qui compte parmis les plus populaires en Angola.
Barceló de Carvalho (Bonga), Carlos Burity ou encore Paulo Flores font partie des artistes qui ont popularisé le semba à l’international, entre autres grands noms du milieu.
Il est joué et dansé à de nombreuses occasions, lors de fêtes, de mariages, etc…Il raconte une histoire, souvent d’amour mais pas toujours, ça peut être aussi des anecdotes, des leçons moralisatrices sur le quotidien, une lamentation, et même parfois une revendication sociale et politique.
Avec la musique semba, l’artiste peut transmettre un large spectre d’émotions, c’est pourquoi on le retrouve dans divers évènements sociaux, fêtes, mariages, funérailles, évènements politiques…
La danse semba peut se danser sur de la musique semba, mais aussi de la musique kizomba, ou encore sur différentes sonorités telles que le Zouk, ou la coladeira, par exemple.
Le semba aujourd’hui en Angola est toujours aussi populaire et vivant.
Il y a de nombreuses écoles de semba et le milieu multiplie les initiatives pour la valoristaion et la préservation de ce patrimoine culturel. Des concours de danse semba sont régulièrement organisés, notamment le concours national de Kizomba/Semba, qui regroupe les meilleurs danseurs de la jeune génération.
Il est intéressant de souligner que la musique semba a eu un rôle important lors de la guerre d’indépendance en Angola et lors de la décolonisation.
Ce qui en fait la musique du peuple angolais par excellence, l’âme de l’Angola.
C’est le guitariste Liceu Vieira Dias, dans les années 40/50 au sein du groupe Ngola Ritmos qui fut l’un des grands précurseurs du semba, et qui a permi la création et le développement de ce nouveau genre musical.
Ngola Ritmos était un groupe de musiciens et militants qui se battaient pour l’indépendance du pays, né dans les années 40, à l’époque où les prémices de l’indépendance ont émergé, quand ont commencé les premiers mouvements indépendantistes.
A cette période, les jeunes angolais voulaient leur indépendance et voulaient s’affirmer en tant qu’Angolais, et non sous le régime du Portugal. Les colons portugais imposaient leur culture occidentale et faisaient en sorte de gommer la culture africaine en Angola.
Durant le régime colonial, le Portugal mis en place une doctrine d’acculturation du peuple africain en Angola, suivant l’idéologie portugaise hypocrite et raciste selon laquelle le Portugal avait le devoir : de « civiliser l’Afrique » et de l’ « occidentaliser ».
Les portugais ont utilisé ces arguments hypocrites pour justifier leur présence en Afrique, pendant si longtemps, et particulièrement en Angola, qui fut la dernière colonie portugaise à obtenir son indépendance.
Ces arguments et cette idéologie ont été les fondements de la colonisation portugaise, dès le début au 15e siècle, et ils sont restés très forts jusqu’à la fin, jusqu’à l’indépendance de l’Angola en 1975.
A partir des années 1940, les fondateurs de Ngola Ritmos , notamment Liceu Vieira dias, voulurent faire en sorte de promouvoir la culture africaine ancestrale de l’Angola, l’identité africaine, comme de nombreux autres artistes qui commençaient à cette époque à revendiquer l’indépendance.
L’enjeu était de créer une musique spécifiquement africaine mais pouvant rivaliser avec les productions étrangères, entre autres en modernisant les harmonies et la structure des morceaux.
Le kimbundu ou quimbundo, une des langues locales, parlée dans la région de Luanda et parfois teintée d’argot portugais, servait de vecteur à des textes dénonçant la réalité sociale et l’oppression. Les musiciens pouvaient ainsi à la fois jouer devant un public populaire partageant leurs revendications politiques, et également devant un public de colons amateur de musique qui ne comprenait pas certaines paroles ou doubles sens.
Comme le raconte Amadeu amorim, un des musiciens du groupe Ngola Ritmos, dans son interview pour Silvia Milonga, « c’était une sorte de rébellion pacifique qui tentait de réveiller les consciences ».
Après 500 ans de colonisation, certains ne croyaient plus en rien, ne croyaient plus en l’indépendance.
La musique était un bon moyen de toucher la population, il n’y avait pas la télévision pour tout le monde, ni la radio, les journaux n’allaient pas jusque dans les bidonvilles ni dans les campagnes.
Mais comme l’explique Amadeu Amorim, une chanson c’est l’oralité, elle se transmet oralement, donc elle permet une facilité de transmission.
Le groupe Ngola ritmos s’est beaucoup développé dans les années 50 puis a été diffusé par la radio clandestine Esperança, qui passait par Brazzaville pour être diffusée illégalement.
Ils ont diffusé des chansons notamment en kimbundu, qui disaient que ce n’était pas terminé et que tout commençait, qu’il fallait se réveiller.
Il s’agissait de messages non violents, mais avec de fortes revendications indépendantistes.
Cela fut découvert et le groupe fut persécuté. Il subit une très forte répression et certains membres furent emprisonnés, comme Liceu Vieira dias, en raison de leur appartenance à la lutte politique.
La lutte s’est ensuite intensifiée et est né le Movimento Independentista de Angola.
Comme le dit Amadeu Amorim dans son interview, « le semba moderne actuel est né de l’arrivée et du développement de la musique populaire semba au cœur de la capitale ».
C’est cela qui va fixer le semba, lui donner son espace, sa place, son imaginaire et ses représentations.
Exactement comme le swing, le fado, la samba brésilienne, le semba a ses codes, ses références, son histoire, son identité.
Bien que chaque artiste, chaque groupe ait son propre style et joue différemment.
Amadeu Amorim précise que dans ce mouvement indépendantiste, il y avait également un mélange de population, il y avait la population noire et également des blancs, nés en Angola mais parfois nés au Portugal, des colons et descendants de colons, qui se battaient à leur coté. Les blancs et les colons n’étaient pas tous procoloniaux, certains étaient pour l’indépendance.
Il explique que c’est aussi ce mélange, ces métissages qui ont ouvert la voie de l’indépendance.
Le métissage est l ‘essence même du semba moderne, comme on l’a vu plus haut, avec un mélange d’influences africaines, occidentales et latines.
Le mouvement indépendantiste est lui aussi né du métissage.
Le groupe Ngola Ritmos et le premier lancement de panflets indépendantistes sont tous deux nés dans le quartier ouvrier de la capitale.
Petit à petit les groupes musicaux comme Ngola Ritmos devinrent plus connus et furent appelés à se représenter au cœur de la capitale.
Ils apportaient quelque chose de nouveau, un nouveau genre musical, métis, un mélange de musique « da terra », africaine, de la terre, avec de la musique portugaise, revisitée, twistée, tropicalisée, pour lui donné une saveur angolaise.
Amadeu Amorim termine son interview en expliquant qu’il est urgent à présent que l’Angola valorise davantage sa culture, notamment musicale. Il est urgent que le pays fasse un recueil et des recherches sur ses différents genres musicaux, pour ne pas perdre l’histoire de sa musique, de son semba, sa chanson populaire.
Et d’en souligner l’histoire, les évolutions, les influences.
Il explique qu’il est important de valoriser toutes les expressions musicales du pays, et de préserver leurs origines.
Comme il le dit, il ne veut pas que le semba, chanson populaire, la base de tout un peuple, se perde : « un pays se construit aussi autour de sa culture, et c’est elle qui va préserver une identité et un peuple ».
La kizomba est un genre musical, né dans les années 80, qui est principalement un mélange de semba, de zouk et de kompa, avec des influences de musiques latine également.
Le mot kizomba veut dire « fête » en kimbundu, une langue bantoue faisant parties des langues les plus parlées en Angola.
Ce mot signifie fête, mais aussi rassemblement, fête du peuple, et tient son origine dans les rassemblements et danses bantoues ancestrales où se rassemblaient les populations noires, qui luttaient contre les colons et résistaient à l’esclavage.
En termes de danse, on ne peut pas dire qu’il y ait réellement une danse kizomba. La kizomba désigne une sonorité, un genre musical, et non une danse. La danse dansée sur la musique kizomba est la « passada » comme ils l’appellent en Angola. C’est en réalité la même danse que le semba, ce sont les pas de semba qui ont été adaptés à la musique kizomba.
En termes de genre musical, comme son ancêtre le semba, la kizomba est le fruit de mélanges de cultures et de métissages, liés à la mondialisation, aux échanges culturels, aux voyages, mais aussi plus tragiquement à la colonisation portugaise et à la guerre civile, notamment par exemple avec la présence cubaine en Angola et ses influences culturelles. On peut noter aussi l’influence musicale du tango et de la milonga.
Lors des décennies 1960, 1970, 1980, de nouveaux rythmes, de nouvelles sonorités venus des Antilles, du Brésil, d’Amérique latine (entre autres) vont se mêler au semba angolais.
Souvent désigné à tort comme l’élément introducteur de la musique zouk en Angola, le concert de Kassav en 1985 a malgré tout probablement marqué un tournant dans l’évolution de la musique angolaise.
Le groupe antillais a largement participé au développement de la musique zouk venue des antilles, ce fut l’un des moment clés, mais il n’a pas été le seul.
Il y avait déjà des mélanges avant, le zouk avait déjà été introduit en Afrique avant, et la kizomba commençait déjà à émerger, dès 1979/80.
Le concert de Kassav a probablement participé, accéléré ce processus car c’est un fait marquant, c’était l’un des groupe de zouk les plus connu à cette époque.
Mais ce n’est pas à proprement parler Kassav qui a introduit le zouk en Angola, il y avait déjà des mélanges avant et les sonorités zouk et latines commençaient déjà à imprégner la musique angolaise.
La musique kizomba est née de la volonté de créer une musique proche du zouk mais puisant son unicité et son identité dans l’histoire populaire et musicale de l’Angola.
Il fallut alors nommer ce nouveau genre musical. A l’époque, les grandes fêtes et célébrations étaient déjà appelées des « kizombadas ». Les angolais disaient qu’ils allaient à la kizomba, à la fête. Comme petit à petit lors de ces fêtes il commençait a être diffusée de plus en plus la musique kizomba, ce nom engloba donc ensuite ce nouveau genre musical.
Cependant, il y a plusieurs théories qui s’affrontent pour déterminer comment est née la kizomba en Angola, et retracer l’histoire exacte de cette musique est très difficile, étant donné l’impossibilité de cerner toutes les influences et mouvements liés aux échanges culturels et à la mondialisation.
Pour certains, elle serait née d’un mélange de semba plus lent (semba lento), de kilapanga (un rythme chaloupé du nord de l'Angola proche de la rumba congolaise) et de merengue angolais.
Cela aurait donné un nouveau genre musical plus sensuel et plus apprécié des jeunes, et qui se serait largement popularisé dans les kizombadas.
En termes de danse, les danseurs angolais ont tout simplement interprété leur traditionnel semba sur les rythmes de la musique kizomba. C’est pour cela que la danse dansée sur la musique kizomba est le semba, même si elle est légèrement adaptée en terme d’attitude, de posture.
Elle devient plus langoureuse et sensuelle, mais ce sont toujours des pas de semba.
Eduardo Paim est l’un des créateurs de la kizomba comme style musical il y a 40 ans, à la fin années 70. Il fut bercé pendant toute son enfance par la musique, au sein d’une famille de musiciens. Sa rencontre lorsqu’il était enfant avec Liceu Vieira Dias le marqua profondément et fut décisive dans sa carrière d’artiste.
Comme il le dit dans le reportage ci-dessus, la kizomba est « une poésie dansée », il s’agit d’« écrire sur le sol avec les pas ».
Il explique que le développement de la kizomba à l’international est « une façon pour l’Angola de s’imposer mondialement ».
Il est important aujourd’hui de valoriser ce patrimoine angolais et ses racines, et de respecter ses codes, ses valeurs et son histoire.
https://www.maiskizomba.com/noticias/1711-historia-do-semba
https://coracaoafricano2532014.wordpress.com/2014/05/26/da-serie-ritmos-angolanos-o-semba/
https://pt.wikipedia.org/wiki/Semba
Paulo Isidoro dos Reis, conférence à Luanda lors du voyage culturel Kina Kizomba, avril 2019.
Sílvia Milonga, Historia do semba, https://www.facebook.com/notes/634329847257876/
Une interview d’Amadeu Amorim, ex-membre du groupe N’Gola Ritmos, sur le blog ‘Nós Por Cá’ de Silvia Milonga (en portugais) :http://www.nexus.ao/milonga/ver.cfm?m_id=6838
Bruxo e Bruxa, Research work by Mestre Petchu, 2018 : https://www.youtube.com/watch?v=dTewRQyI6Us
Court-métrage Euronews « La Kizomba : Patrimoine Culturel de l’Angola » (Kizomba: Património Cultural de Angola)
https://pt.euronews.com/2019/05/29/kizomba-patrimonio-cultural-de-angola
LA MUSIQUE SEMBA
LA KIZOMBA
TEXTE ECRIT PAR SARA DE LUNA
SOURCES
LA MUSIQUE SEMBA ET SON RÔLE DANS LE MOUVEMENT INDEPENDANTISTE ANGOLA